Sowenga’s notebook

Apr 13

Les lampes Snug

Les lampes créées par FREDRIK FÄRG peuvent prendre la posture que l’on souhaite (dans la limite des contorsions possibles pour une lampe-bonhomme normalement constituée).

Apr 11

Plutôt que de sponsoriser des humains par SMS pour qu’ils gagnent à la Nouvelle Star, pourquoi ne pas encourager des tortues en voie de disparition par Internet pour qu’elles gagnent … l’existence ? The Great Turtle Race ! Avouez que le titre est tapageur. Non, cette course n’est pas organisée par des amateurs de course d’escargots souhaitant passer à la vitesse supérieure. D’une part parce qu’elle se passe en mer, un environnement dans lequel la tortue est plutôt véloce, et d’autre part parce que la cause servie est des plus sérieuse. En effet, la race de tortue concernée, la Tortue Luth, ou Leatherback Turtle, est en voie de disparition. Il s’agit de la plus grosse des tortues marines et sa carapace a la particularité de ne pas être constituée d’écailles et de ne pas lui permettre de se replier à l’intérieur. Son nom français vient de sa ressemblance avec l’instrument de musique éponyme, et son nom anglais vient de l’aspect de sa carapace, semblable à du cuir. Aussi charmante qu’elle soit, cette tortue vieille de 100 millions d’années est en train de disparaître à cause de nous, humains, qui semons en mer des sacs plastiques qu’elle gobe en pensant avaler des méduses (sa principale source d’alimentation) et qui étendons des filets dans lesquels elle s’emprisonne. A partir du 16 avril, 11 tortues vont s’affronter (sans le savoir) durant une course de 14 jours, qui va les amener du Costa Rica (lieu de ponte) aux Galapagos (lieu où elles se nourrissent). Ces tortues ont toutes un petit nom et sont sponsorisées par des entreprises et institutions, dont Yahoo. Elles sont suivies par satellite grâce à des balises qu’on leur a fixé sur le dos. Chacun peut choisir une tortue à encourager, suivre leur progression, voire mieux, faire un don pour leur cause. Alors vous aussi, pour éviter que ne s’éteigne cette tortue qui, selon les indiens Seri, aurait engendré le monde, encouragez ses derniers représentants (et arrêtez de jeter des sacs dans la mer, jetez plutôt des méduses) ! Allez Billie (mon poulain) ! Photo empruntée au fournisseur officiel du site, merci à Blaise pour l’info.

Apr 9

Quitte à repenser l’intégralité du site, pourquoi ne pas commencer par la base, à savoir son adresse virtuelle ? Je dispose de plusieurs extensions pour sowenga, et le choix du “net” est uniquement une question de sonorité. La vraie question est la conservation ou non du “www” dans le nom de domaine. Vraie question car ce “www” systématique est facultatif (voir le billet précédent pour savoir pourquoi) et horripile de ce fait de nombreuses personnes. J’ai choisi de le garder, en voici les raisons :

  • Equilibre : le nom de domaine “<a class=”linkification-ext” href=”http://www.example.com” title=”Linkification: http://www.example.com”>www.example.com</a>” parait plus équilibré et esthétique que le simple “example.com”. Le “www” est ainsi le contrepoids de l’extension
  • Lisibilité : dans la barre d’adresse ou ailleurs, l’URL ressemble à ça : <a class=”linkification-ext” href=”http://www.example.org/” title=”Linkification: http://www.example.org/”>http://www.example.org/</a>. Si on enlève le préfixe, on a <a class=”linkification-ext” href=”http://example.org/” title=”Linkification: http://example.org/”>http://example.org/</a>. L’intérêt du “www” est d’éloigner le nom principal des “://” qui perturbent la lecture car ils ne sont pas lisibles (il s’agit de ponctuation après tout !). Cela est d’autant plus vrai lorsque le nom de domaine commence par des lettres proches du / : l, f, i, t ou j.
  • Sémantique : le “www” est certes redondant avec le “http://”, mais il a tout de même un sens.
  • Equivalence : si le serveur web est bien configuré et qu’il ne peut y avoir d’ambiguïté, example.com et <a class=”linkification-ext” href=”http://www.example.com” title=”Linkification: http://www.example.com”>www.example.com</a> doivent tous deux renvoyer au même endroit. Peut apporte alors ce que l’utilisateur a saisi dans sa barre d’adresse.
  • Habitude : tout le monde est habitué aux “www” et beaucoup pensent qu’ils sont indispensables. Il est d’ailleurs très amusant qu’il soit rentré dans les moeurs aussi profondément, quand on songe qu’en 1999, certains pensaient que l’utilisateur moyen ne pouvait penser de lui-même à préfixer un nom de www. Aujourd’hui, la question est plutôt inverse : l’utilisateur moyen sait il qu’il n’est pas toujours obligé de taper www ?
  • Rareté de la saisie : l’accès à un site se fait généralement soit par un lien hypertexte depuis un résultat de moteur de recherche ou un autre site, soit par un favoris (ou bookmark ou marque-pages, …). Le côté fastidieux de la tâche se présente donc rarement.

Pour finir, voilà une astuce pour ceux qui ne veulent pas non plus saisir l’extension : sous Firefox ou Internet Explorer au moins, si vous tapez juste “sowenga” dans la barre d’adresse et que vous appuyez ensuite simultanément sur Ctrl+Enter, votre navigateur va rajouter automatiquement l’extension “.com” et le préfixe “www” (d’où l’intérêt de l’avoir gardé pour ceux qui utilisent cette technique !), en plus du “http://” qu’il rajoute déjà automatiquement. Bref, en ayant appuyé sur une touche en plus, vous avez économisez de taper “www.com” soit 7 touches ! Si vous êtes sous Firefox, sachez que Shift+Enter rajoute “.net” et Ctrl+Shift+Enter rajoute “.org”. On en a donc fini pour le premier changement : du côté du nom de domaine, il n’y aura pas de changement ! Rassurez-vous, les autres sujets à changements n’auront pas droit au même statu quo. Sans quoi le grand bouleversement de printemps n’aurait que peu d’intérêt ;).

Apr 9

En écrivant le billet Votre url, vous la prendrez avec ou sans www , je me suis dit que la base pourrait manquer à certains, d’où ce billet qui vise à rappeler certaines notions de l’adressage sur internet.

IP <=> Nom de Domaine
L’adresse d’un ordinateur sur le réseau Internet est l’adresse IP. Elle est composée de 4 fois trois nombres (entre 0 et 255) séparés par des points : 126.24.13.251 par exemple. Comme ce n’est pas facile à retenir, on attribue généralement à ces IP un surnom, dit Nom de Domaine, tel example.com. Ce surnom est composé d’un TLD (Top Level Domain ou Domaine de plus haut niveau, plus communément appelée “extension du nom de domaine”), ici “com” et d’un nom de domaine, “example”, séparés par un point.
On notera qu’il existe deux types de TLD :

  • les ccTLD pour Country Code Top Level Domain, tel “fr” pour la France, ou “es” pour l’Espagne,
  • les TLD génériques : “com”, “net”, “org”, “info”, …

Si le nom de domaine ne nous suffit pas, on peut créer des sous-domaines. Le sous-domaine apparait avant le nom de domaine et est séparé de lui par un point. Par exemple, dans www.example.com, www est en fait un sous-domaine de example.com. Ceci pourra être utilisé, par exemple, pour faire deux versions d’un même site dans deux langues différentes : fr.example.com proposera une version en français, et en.example.com une version en anglais.

Attention ! Depuis le début, lorsque je parle de nom de domaine, il s’agit du “Registered Domain Name”, celui que l’on peut acheter auprès des Registrars (tels Gandi ou OVH). C’est le nom avant le TLD, comme au hasard “sowenga”. Mais par abus, on désigne souvent par nom de domaine l’ensemble sous-domaine+nom de domaine+TLD, par exemple sandbox.sowenga.net.

Lorsque vous indiquez un nom de domaine dans la barre d’adresse, votre ordinateur va chercher à résoudre ce nom de domaine, c’est à dire à le transformer en adresse IP qui lui permettra de contacter le serveur. Il va pour cela interroger un serveur DNS qui connaît la table de correspondance entre les deux (ou qui lui-même demandera à un autre DNS de plus haut niveau si ce n’est pas le cas). Ceci est totalement transparent pour une utilisation classique.

URL = Protocole + Nom de domaine
Ce n’est pas le tout de connaître le nom de domaine. En informatique comme en politique, il y a un art de demander les choses : le protocole. Pour demander une page web, il faut la demander en ajoutant “http://” devant le nom de domaine. On obtient alors l’adresse complète du site internet, appelée URL : http://www.sowenga.net pour ce site. D’autres protocoles existent, dont l’autre plus largement connu est sans doute le protocole “ftp”. On accède au serveur en préfixant “ftp://” au nom de domaine : ftp://www.example.com.

Comme les navigateurs web tels Internet Explorer, Firefox ou Safari sont principalement destinés à accéder aux serveurs via le protocole “http” et aussi compte tenu du fait que taper à chaque fois http:// est fastidieux, ces derniers rajoutent automatiquement le préfixe “http://” si vous n’indiquez rien. Ainsi, si vous tapez www.example.net dans la barre d’adresse et appuyez sur “Enter”, vous verrez l’adresse se transformer automatiquement en http://www.example.net. Il n’est donc pas nécessaire de s’en soucier.

L’URL peut contenir plus d’information encore, mais c’est une autre histoire.

Un monde de domination
Comme nous l’avons vu, en dessous de l’extension (ou TLD) et du nom de domaine peut exister un sous-domaine (dans sandbox.sowenga.net, sandbox est un sous-domaine). Certains noms de sous-domaines sont réservés par convention pour des usages précis, tel ftp, mail, pop, www ou encore dns.
Ainsi, derrière l’adresse ftp.example.com, on est en droit de s’attendre à trouver un serveur ftp, et derrière www, un serveur web dont votre navigateur saura quoi faire.
En réalité, dans la mesure où le protocole indique déjà le type d’échange qui va avoir lieu, l’information est parfaitement facultative et redondante. Les URL “ftp://example.com”, “ftp://ftp.example.com” ou même “ftp://www.example.com” sont toutes autant acceptables les unes que les autres, et marcheront toutes aussi bien les unes que les autres pour peu que le serveur soit bien configuré et que chacune des adresses renvoie vers un serveur ftp.

Quelle différence entre sandbox.example.net et example.net/sandbox/ ?
Dans le premier cas, sandbox est un sous-domaine de example.net, tandis que dans le second, sandbox est un sous-répertoire du répertoire dans lequel se trouve la page principale de example.net.
La différence est fondamentale : “sandbox.example.net” est un nom de domaine (au sens large), que l’on peut diriger vers une IP, c’est à dire un ordinateur, au même titre que “example.net”, ce qui n’est pas le cas de “example.net/sandbox/”. Ainsi, bien que “sandbox.sowenga.net” et “sowenga.net” soient issus du même “Registered Domain Name” (sowenga), on peut faire pointer le premier vers un ordinateur situé à l’adresse 127.0.1.1 (situé physiquement à Pékin) et le deuxième vers celui à l’adresse 127.0.1.2 (situé physiquement à Saint-Pétersbourg).
Si vous possédiez un nom de domaine, vous pourriez par exemple diriger www.example.com vers le serveur qui héberge votre site, et mycomputer.example.com vers votre ordinateur personnel afin d’y avoir accès à distance via une adresse facile à retenir.

Slashez être propre
Si vous voulez écrire proprement une URL dans un texte ou pour faire un lien, rajoutez toujours le slash (”/”) à la fin. L’adresse “http://www.example.com/” est ainsi syntaxiquement correcte, car elle indique que l’on souhaite atteindre la racine (dont “/” est le symbole) du serveur web (car on a mis “http://”) caché derrière le nom de domaine “www.example.com”. Ne pas l’écrire reviendrait à donner l’adresse de votre maison à quelqu’un sans lui préciser par où rentrer : est-ce par la porte d’entrée, soit le “/”, ou bien par une fenêtre (un sous-répertoire, tel /fenetre/) ? Que l’adresse soit virtuelle ou réelle, la précision est facultative (soit parce que cela relève du sens commun humain, soit parce que le navigateur le rajoute aussi tout seul, de même qu’il rajoute le “http://”), mais parfois nécessaire (vous avez perdu la clé…). Vous pouvez donc maintenant corriger mentalement les URL des paragraphes précédents…

Pour faire simple et conclure
Dans http://www.sowenga.net/ nous avons :

  • http:// : le protocole
  • www : le sous-domaine
  • sowenga : le nom de domaine
  • net : l’extension
  • / : le dossier du serveur auquel nous souhaitons accéder

Par ailleurs, tout nom de domaine au sens large (sous-domaine(s)+nom de domaine+extension) peut renvoyer vers une IP différente des autres noms de domaines, même si la racine (nom de domaine+extension) est la même.

Une question qui ressort de tout ça est : pourquoi garder le www dans l’URL de sa page principale ?

Apr 4

Courtesy of joaobambu (flickr) Ca n’aura échappé à personne depuis le Week-End dernier, le printemps s’installe tranquillement. Et comme à chaque printemps, le besoin de renouveau se fait sentir partout, y compris sur le net. Sowenga aussi connaît le printemps et il est maintenant temps d’y faire éclore les idées qui ont été conçues durant l’hiver mais restaient prisonnières de la glace. Depuis bientôt 3 ans que Sowenga existe, peu de changements ont été apportés. Pendant ce temps, de nouveaux outils ont vu le jour, le haut débit s’est démocratisé et le “simple” blog gorgé d’une myriade de plugins qui finit en myspace ne me satisfait guère plus. Et puis surtout, j’ai bien envie de jouer un peu avec les nouveaux gadgets à dispositions, qu’il s’agisse d’AJAX ou de Youtube. Tout cela va donc changer. D’un point de vue éditorial tout d’abord, car le blog est encore trop loin de ce que j’aimerais y retrouver.
D’un point de vue fonctionnel ensuite, car les outils datent un peu (Dotclear 1.x et des plugins installés il y a bien longtemps).
D’un point de vue graphique enfin, car il est temps que je refaçonne le paysage de cette île. Pour le détail de ces changements Au passage, le blog gagne une nouvelle catégorie, “Doppler Effect” en hommage à la musique de Zenzile. Avoir son site internet et le tenir à jour, c’est avoir en permanence envie de le modifier, de jouer avec, pour lui donner d’une part un look qui nous plait, et d’autre part des fonctionnalités qui permettent de partager facilement l’information. Ces envies vont et viennent, d’où le nom choisi. Dans “Doppler Effect” tomberont donc tous les billets décrivant la façon dont Sowenga évoluera, ce qui permettra au passage de passer par divers sujets qui m’amusent, à savoir l’HTML, le CSS, le PHP, les outils de blog, les outils/sites web 2.0, etc. L’image d’illustration vient d’une galerie Flickr que je vous engage à visiter, celle de Joaobambu.

Apr 1

J’aurais pu commencer par “Microsoft Live Labs a sorti de son panier un gros poisson dans la mer des surfeurs”, mais je ne le ferai pas. Toujours est il que ce nouveau navigateur dédié aux plateformes mobiles (Smartphones et PDA), nommé Deepfish, devrait plaire à ceux qui, comme moi, ont été déçus par le surf sur ces écrans miniatures.

A l’heure actuelle, le rendu des sites sur ces plateformes est bien loin de celle sur un ordinateur classique : les sites qui souhaitent une forte visibilité sont d’ailleurs souvent réécrits d’une façon qui soit utilisable sur un petit écran (allez voir à quoi cela peut ressembler avec OperaMini). Deepfish a pour objectif d’avoir un rendu proche (voir ci-dessous) grâce à une technologie basée sur le zoom. Le résultat à l’air plutôt pas mal, et j’espère pouvoir tester ça rapidement.

Au même moment vient de sortir Zenzui qui sortirait aussi des labos de Microsoft et est aussi basée sur le principe du Zoom, mais il s’agit là plutôt de navigation entre sites qu’au sein d’un site en lui-même. Bref, l’ergonomie mobile se réveille, il va falloir suivre ça de près.

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