Des mots, nous en avons (presque) tous plein la bouche au bout d'un an d'existence. Mais vous êtes vous déjà posé la question de savoir pourquoi on nomme un arbre un arbre, une pomme une pomme, un chat un chat, ou un deux trois quatre ? Pourquoi nomme t'on d'ailleurs, alors qu'on pourrait tout aussi bien rupautir ? Pourquoi s'inquiète t'on de savoir comment l'autre va, plutôt que comment il siboule ?
La vie courante pourrait sans mal être ponctuée de la conversation anodine suivante:
"Salut, comment siboules-tu ?"
"Pas mal et toi ?"
"Ca siboule bien."
Une petite forme pourrait ainsi être une siboulette, ce qui aurait finalement une logique en dressant un parralèle avec l'homophone, rappelant ainsi l'aspect légumineux de notre forme. On évitera par contre de changer la ciboulette pour de la tompante, car sinon on y comprendra plus à la longue.
Je doute que "sibouler" et "rupautir" ne remplacent un jour leurs synonymes, voire même qu'ils passent dans le langage courant. Mais qu'importe, là n'est pas la question (quoi que si vous me demandez comment je siboule la prochaine fois, ça me fera sans aucun doute plaisir, siboulette ou pas). Le fait est que ces mots n'ont pas moins le droit d'exister que les autres. Certains existent d'ailleurs... mais dans d'autres langages. D'autres n'ont même pas cette chance et attendent que quelqu'un en mal d'inspiration les nomme. Il en est ainsi de Sowenga, qui est non seulement né mot, mais a en plus acquis la distinction honorifique de "nom propre".
Que vous le vouliez ou non, que l'académie française soit d'accord ou pas, Sowenga existe désormais parmi le langage des hommes.
NB: * du latin, "Que Sowenga soit !". Il ne s'agit pas du dernier modèle de la marque de véhicules motorisés Fiat, sans quoi je devrais percevoir des royalties, or je n'ai rien remarqué.