Un raison de plus de passer à Firefox
Si d’ici moins de deux mois vos tribulations sur le web deviennent des prises de têtes, c’est que vous vous êtes entêté à utiliser Internet Explorer. Soixante jours, c’est en effet le temps imparti par Microsoft aux développeurs web pour se préparer aux conséquences des caprices de la firme.
De quoi s’agit il ? D’à peu près tout ce qui n’est pas du texte ou de l’image. De nos jours, les sites webs sont gorgés de Flash (que ce soit pour lire des vidéo, pour une question de présentation ou parce qu’ils ont besoin d’insérer de la pub), de Quicktime, de Realplayer, de Windows Player (les trois derniers servent souvent pour les bandes annonces). Or la technologie permettant d’intégrer un programme géré par le navigateur dans une page web est brevetée depuis 1994 par Eolas Technologies.
Voilà un extrait du brevet en question : A system allowing a user of a web browser to access and execute an embedded program object. The program object is embedded into a hypermedia document much like data objects. Once selected, the program object executes on the user’s computer or may execute on a remote server or additional remote computers in a distributed processing arrangement. After launching the program object, the user can interact with the object as the invention provides for ongoing communication between the client and browser programs.
Ah bah oui, dis comme ça, ça concerne tout de suite plein de programmes, et ceux que j’ai cité ne sont qu’une petite partie du lot (on pourrait rajouter PDF et Java par exemple).
Le fait que ceci soit breveté n’a pas empêché Microsoft de l’intégrer à Internet Explorer et à Windows sans rétribuer aucunement Eolas Technologies. Le problème est que Microsoft refuse de leur payer quoi que ce soit de plus que l’amende déjà versée (520 millions de dollars US en 2003).
Pour résoudre le problème, Microsoft ruse. D’ici deux mois, lorsqu’une page fera appel à un <objet>, un <embed> ou un <applet>, l’utilisateur devra choisir d’activer ou non la bête (processus similaire à l’autorisation des pop-ups). Mieux vaut qu’il n’y en ait pas plusieurs sur une même page.
Qui est affecté ? Tout le monde, ou presque.
Côté développeurs/entreprises, pratiquement tout le monde. Côté utilisateur, tout dépend quel navigateur vous utilisez. Eolas Technologies semble adopter une politique tout à fait saine, en autorisant une utilisation non-commerciale de sa technologie. Firefox semble donc épargné par cette mesure.
Sources
Microsoft Delays IE’s ActiveX D-Day
How Microsoft’s ActiveX Fiasco Unfolded, and Its Effect On Firefox
Eolas Founder: Browser Victory Shouldn’t Alter HTML
Filed under: You can't stop it on April 11th, 2006
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