La prétérition se fait une nouvelle jeunesse sur le web : sociologie d’un buzz

Vous n’êtes certainement pas passés à côté si vous suivez le petit monde des blogs (et sans doute de la presse grivoise) : des photos de la nageuse française multi-médaillée d’or en tenue d’Eve se sont retrouvées en ligne il y a quelques jours, et il y aurait même une vidéo d’une fellation administrée à son amant. Voici comment la blogosphère (je déteste ce mot) exploite notre insatiable curiosité voyeuriste.

Les media nous tenaient déjà bien informés des ruptures de la jeunette, qu’il s’agisse de petits copains ou d’entraîneurs, il ne manquait donc plus grand chose à pénétrer de son intimité (sans jeu de mot graveleux). Alors certes, ça défraye la chronique car il s’agit d’une française, mais les routards du net sont déjà habitués depuis longtemps à l’exhibition intégrale sans consentement de célébrités américaines, qu’il s’agisse des photos/vidéos de Paris Hilton, ou, bien avant elle, de Pamela Anderson.

Que ce genre d’ébats se retrouvent en ligne est bien dommage quand on ne l’a pas choisi, mais hormis quelques puritains qui seront réellement choqués, les autres n’y verront qu’une jeune fille un peu plus extravertie que la moyenne qui a joué un jeu dangereux. Toujours est-il que les gens veulent les voir, ces photos, et les cherchent donc sur leur moteur de recherche préféré.

Ces mêmes routards qui sont habitués à ce genre de dérives savent également repérer le buzz qui arrive, et donc le flux potentiel de visiteurs qui peut se perdre sur leur site en cherchant les photos pour peu qu’ils aient réussi à se faire référencer sur Google avec les bons mots clés à temps. Quels mots clés ? un simple mix de “photos”, “nue” et du nom de la personne sera une bonne base. Attention tout de même, il faut être doublement malin car Google est capable de repérer ce genre de stratagèmes dans une certaine mesure.

C’est là qu’intervient la prétérition, qui permet au bloggeur de faire un billet blindé de mots clés destinés aux moteurs de recherche, mais vide d’intérêt pour les lecteurs traditionnels (pas parce qu’il n’y a même pas de lien vers les photos, mais juste parce que ce n’est pas ce qu’on recherche sur son blog, qui n’est ni un site de sport, ni un site de cul). Pour ne pas perdre totalement la face vis à vis de ses lecteurs, il fait passer tout ceci sous couvert de second degré mais ne dupe personne.

Qu’importe. Rares sont les lecteurs qui le délaisseront pour autant, et certains le découvriront à peu de frais. Une partie de ceux qui ont saisi l’opportunité se trouvaient déjà dans un dossier “99F” dans mon lecteur de flux RSS, à croire que j’avais déjà cerné leur profil. Il vous diront tous que c’était pour faire découvrir leur blog, mais à moins qu’ils ne se prennent pour les messies du net, les principaux bénéficiaires de l’augmentation de trafic restent… eux.

Si ces bloggeurs peuvent être rangé dans la famille des requins du net, il ne vont pas sans leurs poissons pilotes, les commentateurs, qui mangent les miettes du gros morceau de buzz. En laissant un lien vers avec leur message, ils profitent du deuxième rebond : ils ont de forte chance de voir leur trafic augmenter. Certains le font involontairement, d’autres sans vergogne.

Enfin, j’aurais pu surfer sur le 3ème rebond, car cette analyse qui essaie de prendre un peu de recul sur le buzz aurait pu mentionner elle aussi le nom de la naïade explicitement. D’autres le feront, certains font d’ailleurs déjà des articles sur l’effet du buzz sur leur site, et en rajoutent une couche. Mais si j’ai choisi de ne pas le faire, je me suis aperçu en me relisant que je mentionnais pour l’exemple deux demoiselles qui sont fortement recherchées pas si loin que ça de “photos” et “nue” : serait-ce un 4ème type de rebond ?

Ainsi donc, si dans la vie de tous les jours et en politique la prétérition sert à faire passer un message sans prendre de responsabilité ni s’afficher ouvertement (”je ne vous rappellerai pas qu’il faut lire ce blog régulièrement”), sur le net, il sert à faire passer des mots clés qui n’ont pas de raison d’apparaître sur un site a priori. Je vous propose donc une extension de la définition de prétérition à l’usage du web.

Prétérition : sur un site internet, figure de rhétorique qui consiste à parler d’un sujet sans rapport avec la ligne éditoriale, après avoir annoncé que l’on allait pas en parler, dans le seul but d’élargir son champs lexical de référence sur les moteurs de recherche.

Vladstudio : mon nouveau fournisseur officiel de fonds d’écran

J’aime bien adapter mes fonds d’écrans à la saison, ou à mon état d’esprit. Depuis la rentrée, mon tout nouveau SowenBook pas pro s’était donc paré de Tree Eater, dans lequel je trouvais une réminiscence de la verte saison et une métaphore de l’arrivée de l’hiver, dévoreuse des arbres. Mais ce fond d’écran était aussi quelque peu narquois. Vous l’aurez sans doute remarqué, il ressemble un peu au fond d’écran par défaut de Windows XP, et marquait donc doucement ma transition du WindowsWorld au MacWorld.

Puis arriva un écran fixe sur mon bureau, qui rajouta une surface à couvrir. Il était Halloween et j’optais donc pour le fond d’écran Halloween façon MacAddict, avec un logo Apple en guise de citrouille.

Mais depuis deux semaines maintenant : ça caille ! Il était grand temps de passer à autre chose. C’est en retombant par hasard sur un fond d’écran de VladStudio que le déclic se fit. Je connaissais déjà le prolifique auteur depuis quelques années, mais je l’avais oublié. En tombant sur sa série spéciale Noël, j’ai craqué pour ses créations poétiques et colorées, et acheté l’abonnement à vie. Tous les fonds d’écran sont disponibles gratuitement cependant. Mais j’estimais que je lui devais bien un petit quelquechose, et puis j’ai ainsi le droit à des fonds d’écran en haute résolution, sans logo, et même un accès aux fichiers photoshop originaux.

Bref, voici mes deux fonds d’écran du moment (les grandes tailles viennent évidemment sans les cadres bleus et les noeuds oranges) :

Le deuxième n’est pas sans rappeler une des pubs Coca-Cola avec des ours polaire.

Jusqu’à présent, je n’ai jamais utilisé la fonctionnalité de fond d’écran alétoire. Mais il y en a tellement de sympatiques que je pourrais bien m’y mettre, d’autant que, sans chercher, j’en ai trouvé un ou deux amusants sur DeviantArt :

Alors, envie de changer aussi ce vieux fond d’écran ?

Lindy Hip Hop : ça swing à Grenoble

Le Lindy Hip Hop est un mélange de Lindy Hop et de Hip Hop. Les deux danseurs seraient des petits français, Max Pitruzella et Thomas Blacharz et vous pouvez trouver plus de vidéos en cherchant à Funny Lindy dans Youtube.


Lindy HIP HOP

Vous pouvez aussi retrouver la même performance avec cette vidéo de meilleure qualité graphique, un peu moins baggy et qui apporte son charme si vous avez bien aimé la vidéo ci dessus. Et si j’ai dit “seraient” plus haut, c’est parce que si Max et Thomas sont les danseurs de la vidéo liée dans ma phrase précédente, certains ont des doutes sur le fait que ce soit eux aussi dans la vidéo que j’ai choisie de montrer ci-dessus.

Si vous aimez le style, vous pouvez aller fafouiller du côté de Grenoble Swing où ils semblent s’entraîner. Il y a des vidéos et (en HD s’il vous plait), mais j’ai plutôt trouvé du Lindy Hop que du Lindy Hip Hop.

iTunes Sync : synchroniser n’importe quel lecteur mp3 avec iTunes

iTunes est très pratique pour gérer des Podcasts, voire parfois indispensable. Seul problème, la synchronisation automatique avec un baladeur nécessite que celui-ci soit… un iPod.

iTunes Sync permet de dépasser cette limitation et propose une synchronisation de n’importe quelle playlist avec votre baladeur. Un panneau d’erreur m’a fait un peu peur au début mais il n’est pas réapparu, et peut être était-ce lié au fait que j’ai testé sous Windows 2000. A part ça, il fonctionne de façon simple et efficace, c’est du beau travail.

Pour les possesseurs de Mac, il existe SyncTunes, que je n’ai pas testé.

Les catégories chamboulées

Le changement étant lancé, j’ai opéré les quelques modifications de classification que j’avais en tête. Les catégories sont séparées en deux, selon qu’elles sont propres au petit monde de Sowenga, ou bien qu’elles concernent le monde extérieur, the Outer World.

Du côté de Sowenga, on retrouve :

  • Lovely Flight : me, myself and I
  • Out of thin air : des créations numériques
  • Doppler Effect : le perpetuel renouveau de Sowenga
  • Frontier Psychiatric (new!) : je pète un câble

Du côté de l’Outer World, il y a :

  • You can’t stop it : je suis un geek, il faut bien l’avouer
  • Warm Sound : Music is my peace maker
  • Disco Science : c’est beau la science
  • Tech House : les gadgets de la maison de demain
  • Burn The Clock : l’actualité en bref
  • It’s Our Future : aujourd’hui prépare demain
  • Trippin’ Out : ils pètent un câble
  • Dream On : arrêtons nous et rêvons un peu
  • Teenagers : un peu de ciné
  • Kingston Town : les bons plans (il faudrait que je me mette à le remplir!)
  • Juby on Rails (new!) : Ruby on Rails
  • Ungodly Fruit (new!) : on y parle d’Apple

Je ne mets volontairement pas les liens, vu qu’ils sont juste dans la colonne de droite… enfin si tant est que vous soyez sur le site ;p

Avec tout ça, quelques billets ont été déménagés, des petits trucs d’interface sont prévus pour l’avenir, mais ce n’est pas le plus urgent.

Désormais, deux tags prédomineront afin de classer les billets : Sowenga et Outer World. L’Outer World explose un peu tout, je ne sais pas s’il subsistera longtemps… on verra.

NB : contrairement à ce que j’avais dit, il y a eu (un peu) de perte : tous les commentaires ont disparu. Je verrai si je prends le temps de les remettre ou non plus tard..

Redimensionnement et retouche d’image intelligents

Si le premier souci du photographe moyen est sans doute les yeux rouges, le deuxième doit être le redimensionnement (ou le troisième, tout dépend où vous placez le sourire carié jauni de tata Simone). C’est aussi une question qui se pose pour le blogueur moyen.

C’est alors qu’arrive le Dr. Ariel Shamir, avec un petit programme qui exploite les lignes de moindre énergie pour déformer “proprement” l’image.

Reste à savoir si cela est facilement portable en tant que plugin Photoshop, ou en tant que petit standalone à incorporer dans une page web.


Content-Aware Image Sizing [EN]

L’iPhone débloqué de façon logicielle

Depuis la sortie de l’iPhone, on avait vu débarquer de nombreux “cracks” permettant de faire fonctionner l’iPhone sur autre chose que le réseau d’AT&T. Cependant il fallait souvent avoir la carte SIM d’AT&T, ou un carte vierge, ou oser faire de la soudure sur son jouet à 500$, et souvent toutes les fonctionnalités ne marchaient pas.

Mais là, ça commence à devenir sérieux avec la team de hackers iPhoneSIMfree qui a déclaré hier (24/08/07) avoir trouvé un moyen purement logiciel de faire fonctionnement entièrement l’iPhone sur n’importe quel réseau téléphonique. Visiblement, les petits  gars du célèbre Engagdet semblent confirmer la chose, il y a même une vidéo sur leur site.

La question reste de savoir si se sera résistant aux futures mises à jour d’Apple. On peut aussi mettre en question la pérénité de leur affaire, dans la mesure où ils vont faire payer ce logiciel de crack, ce qui va doublement inciter Apple à porter plainte… Cependant, ce genre de cracks risque de se multiplier, Engadget attendant d’ailleurs déjà un deuxième crack pour aujourd’hui. Dernière question : cela marche t’il aussi bien avec un réseau français ? A priori oui, car l’iPhone est GSM (aux Etats-Unis, GSM n’est pas le seul standard)

Pour ceux qui sont vraiment outrés par ce piratage infâme, vous pouvez lire cet article d’Engadget qui se demande dans quelle mesure le fait de pirater l’iPhone pour l’utiliser sur un autre réseau est condamnable (forcément, ils ont un peu cherché vu qu’ils se sont ouvertement déclarés concernés…). Ca ne concerne que la loi U.S. cependant.