The name is Bond, James Bond
[Lisez tranquille, aucune surprise ne sera gâchée par cette présentation]
Réservation à l’avance (complet avant 19h pour la séance de 21h50), 50 minutes dans la queue, c’était le prix à payer pour être assis au centre d’une rangée bien située et voir Casino Royale, le dernier James Bond, le jour de sa sortie. Mais on en a eu pour notre argent.
Le film commence en noir et blanc, puis vient la bande originale, un des moments que je préfère. On vient de se remettre dans l’ambiance, les animations visuelles nous emmènent, on se laisse emporter par la musique, et l’on sait que l’on va passer un bon moment avec James, ses girls, ses voitures, ses batailles et son humour. C’est parti.
Martin Campbell, qui avait dirigé GoldenEye, est de retour pour diriger ce film qui s’inspire du premier roman de Ian Fleming et se veut un retour aux sources. Retour aux sources, car Casino Royale est l’enfance de 007, depuis son acquisition du 00 (le premier zéro symbolisant le permis de tuer, le second que l’agent l’a déjà fait), jusqu’aux épreuves qui ont forgées ce personnage légendaire. Retour aux sources aussi avec une retenue sur les gadgets à tout va et sur la dimension des évènements (pas de monde à sauver pour cette fois). Et ça n’en est que meilleur.
Et Daniel Craig dans tout ça ? Pas de doute, il a la carrure d’un 007 (il a d’ailleurs une sacrée carrure). Plus humain, un peu moins de flegme et de détachement; c’est un autre James Bond, mais c’en est un, un vrai. Même si ses traits de caractères sont fortement liés au scénario, j’ai tout à fait confiance pour la suite. A ses côtés, Eva Green est magnifique, et ça me fait plaisir d’insister. Oui plaisir. Pas par pur chauvinisme (elle est née à Paris), mais parce que je me sentais bien seul à la défendre face à Caterina Murino, et que mes comparses ont fini par reconnaître ce choix. Le reste du casting est également très bon, même si certains regretteront peut être l’absence de Q, largement compensé pour moi par la présence de deux Aston Martin, dont une DB9 (la seule voiture qui me fasse craquer, complètement).
En clair, foncez, si vous aimez les Bonds, vous ne serez pas déçu, bien au contraire. L’esprit Bond est là.
Tin nin, tin ninnn, tin nin ninnn…
Filed under: Teenagers on November 23rd, 2006
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